LUNDI 3 OCTOBRE 18h à la MJC

Jean Luc ROMERO, président de l' ADMD

 

Depuis trente-six ans, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité milite pour que chaque Française et chaque Français puisse choisir les conditions de sa propre fin de vie. Conformément à ses conceptions personnelles de dignité et de liberté.

Dans cette perspective, l’ADMD entend obtenir qu’une loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté et à assurer un accès universel aux soins palliatifs soit votée par le Parlement, comme le réclament 96% des Français interrogés par l’institut de sondage Ifop en octobre 2014. Avec le vote de cette loi, les Français bénéficieraient de leur ultime liberté, comme les Néerlandais, les Belges, les Luxembourgeois et les Suisses en disposent dans leur propre pays. Cette loi, ce pourrait être celle que les adhérents ont plébiscitée en juin 2011.

L’ADMD, également, met en oeuvre un Fichier national des directives anticipées. Ce document précisé par la loi du 2 février 2016 est numérisé et archivé. Ce document est aujourd’hui le meilleur moyen de garantir son propre parcours de fin de vie et, ainsi, d’éviter les tragédies absurdes. Avec le service ADMD-Ecoute, que vous pouvez joindre du lundi au vendredi de 10h à 19h et le samedi de 10h à 12h au 01 48 00 04 92, soyez accompagné et protégez votre fin de vie.

 

Jean-Luc Romero né à Béthune, dans le Pas-de-Calais, le 30 juin 1959 d'un père espagnol et d'une mère d'origine espagnole mais naturalisée française.

Il a de nombreuses activités, aussi bien politiques qu’associatives, qui toutes sont tournées vers une seul but : l’humain.

 

Il est le premier homme politique à avoir révélé sa séropositivité en mai 2002 dans un livre «Virus de Vie».

 

Défenseur du mariage pour tous, il s'est marié le 27 septembre 2013, avec Christophe Michel, union célébrée par le Maire de Paris.

 

Il publie, depuis de nombreuses années, un rapport trimestriel sur sa santé, sur son blog, pour rappeler que le VIH/sida reste un virus mortel. 

 

Entre autres fonctions politiques et électives, il est actuellement  Conseiller Régional d’Île-de-France, Maire-Adjoint du 12e arrondissement de Paris, chargé du Tourisme et de la Culture

 

"Je suis un homme libre"

Aujourd'hui, Jean-Luc Romero n'est adhérent d'aucun parti politique, depuis 2006. Elu homme politique de l’année 2001 par les lecteurs de VSD. Il est aussi  Président  de l’Association Française des Collaborateurs Parlementaires (AFCP) de 1988 à 1998, puis en 1998, président d'Honneur.

 

Pour l’égalité des droits et la lutte contre les discriminations, Jean-Luc Romero est aussi un militant, depuis de nombreuses années, pour l’égalité homos/hétéros. Il a combattu avec force pour que les propos homophobes soient pénalisés en France tout comme les propos racistes. Auteur des livres « On m’a volé ma vérité » et « Homopoliticus, comme ils disent » sur ce sujet. 

 

 

Jean-Luc Romero-Michel est l'auteur de plusieurs livres sur ce sujet, dont les Voleurs de Libertés, Monsieur le Président laissez nous mourir dans la dignité et le dernier : « Ma mort m'appartient, 100% des Français vont mourir les politiques le savent ils ? » .

 

Il est auteur de nombreux livres dont « Homopoliticus, comme ils disent », sur l’histoire des relations entre homosexualité en politique, en France et dans le monde depuis 50 ans (sorti en mai 2011),  "Monsieur le Président, laissez-nous mourir dans la dignité" sur le droit de mourir dans la dignité et Ma mort m'appartient, 100% des Français vont mourir les politiques le savent ils ? (2015). 

 

Mais aussi, pour son combat dans la lutte contre le sida, il obtient un MDV Awards en 2012 et est lauréat du Prix Claude Tourangeau, pour son combat contre le sida et la sérophobie.

 

 

Jean-Luc ROMERO est à l’origine de la journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité, le 2 novembre. 

Il est actuellement Directeur au bureau de la Fédération mondiale pour le droit de mourir dans la Dignité [WFRtDS]. (Director at the board of the World Federation of right to die societies) , de 2008 à 2011 puis réélu à Chicago en 2014 pour un mandat de deux ans. 

L’ADMD est à l’origine de nombreuses avancées dans le domaine de la fin de vie. Elle milite pour une légalisation de l’euthanasie.  

 

 

 

Mardi 4 octobre - MJC

deux conférences avec entr'acte dinatoire

 

18 heures - Bernard Marie DUPONT

 

"Face à la fin de vie d’un proche, nous sommes souvent démunis et déstabilisés. Au choc émotionnel s’ajoutent des questions angoissantes: faut-il continuer les traitements au risque d’une obstination déraisonnable ? Convient-il de privilégier la qualité de vie à la quantité de survie ? L’hydratation et l’alimentation artificielle sont-elles des traitements ? Les lois protègent-elles le malade et ses proches ? Le patient a-t-il le droit de ne pas souffrir ? Quelle est la place de la personne de confiance ? Les directives anticipées du patient ont-elles une valeur testamentaire ? Doit-on maintenir en vie une personne en état végétatif chronique ? Qui détient la vérité ?

 

Bref, un agir éthique en fin de vie est-il possible ?

 

La médecine prolonge le temps de la maladie (quand elle la rend chronique) et celui du malade (quand elle guérit la maladie). Elle étire la vie et nous fait entrer dans le quatrième âge, cette nouvelle dimension de l’humanité que notre société n’a pas réellement anticipée, y compris financièrement. La médecine se déploie comme une armée en campagne : elle vise à l’efficacité, mais elle a un coût humain et économique de plus en plus contraignant, et ses victoires se font parfois au prix de dommages collatéraux importants".

 

Bernard-Marie DUPONT

 

 

 

 

BIOGRAPHIE

De culture franco-anglaise, Bernard-Marie DUPONT a étudié dans les universités britanniques et françaises. De triple formation scientifique, philosophique et juridique, il travaille des deux côtés de la Manche depuis de nombreuses années. Il a également été professeur d’université au Canada.

 Né à Arras en 1958, bachelier français, il commence ses études de médecine à Lille avant de partir quelques années plus tard les poursuivre au Royaume-Uni. Il y devient Docteur en Médecine et Docteur en Génétique. Médecin à Liverpool, il est très tôt confronté à des questions éthiques graves (fin de vie, handicap, maladies neuro-dégénératives), ce qui l'incite à reprendre des études de philosophie et de droit.

  Il rentre en France, Docteur en Philosophie et Docteur en Droit, à la demande de celui qui allait devenir son maître, François DAGOGNET.  Pour compléter sa culture universitaire anglaise, il reprend des études de philosophie en France, à Lille d’abord : licence, puis maîtrise (mention très bien), puis à Paris, à l’Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques de Paris I Panthéon-Sorbonne où il obtient son DEA de philosophie des sciences (mention très bien). Ce parcours universitaire est complété plus tard par un Master en éthique médicale à l’université de Keele (Royaume-Uni), et en 2006 il soutient avec succès, à l’université de Paris Sud Orsay, son Habilitation à Diriger des Recherches (HDR).

 Bernard-Marie DUPONT est également Docteur en Droit privé de l’Université du Maine, à Le Mans. Passionné par l’histoire de la Révolution française, il est Doctorant en histoire moderne et contemporaine à l’Université de Lille III Charles de Gaulle, avec un sujet de thèse qui interroge la légalité de la peine chez Fouquier-Tinville, Robespierre et Lebas. 

 En France, il a occupé des postes très variés qui témoignent de sa curiosité intellectuelle : chercheur au Centre de lutte contre le cancer Oscar Lambret de Lille, à l’établissement français du sang de Paris, professeur de philosophie dans l’enseignement secondaire, enseignant de philosophie et de droit dans l’enseignement supérieur, en particulier à l’Université de Paris Sud Orsay, professeur de droit et Human Rights à l’American Schiller University.

 Il a également été chef d’entreprise en créant en 2003, puis en la dirigeant jusqu’en 2014,  la société de conseil MEDETHIC, spécialisée dans l’audit et la formation éthique des personnels soignants. Parallèlement à ses activités en France, il a été professeur d’université à la Faculté de médecine et au centre hospitalo-universitaire de la ville de Québec, au Canada.

 En 2013, après avoir présidé l'Institut européen d'éthique de la santé à Bruxelles, il rejoint l’Académie internationale des Sciences de l’environnement et de la santé à Venise, dont le Président est Adolfo Perez Esquivel, Prix Nobel de la Paix. Bernard-Marie DUPONT dirige le Conseil scientifique de l’Académie.

Ancien membre du Comité national d’éthique de l’INSERM (Comité Ermes) de 2000 à 2006, il anime plusieurs comités d’éthique hospitaliers. Il a participé à de nombreux colloques scientifiques et conférences dans le monde entier ; il est l’auteur de la proposition de Loi sur les Funérailles nationales du dernier Poilu en 2005, et de la proposition de Loi sur le Don du sang dès 16 ans (déposée au Sénat en décembre 2011).

 Aujourd’hui, il est avocat au barreau d’Arras.

 

Passionné par la culture et l’éducation populaire, il a créé avec Jean-Philippe LECAT, Ancien Ministre, et dirigé pendant quinze années, en milieu rural, le Centre culturel européen Philippe Le Bon, à Le Parcq (62770). Il dirige à Hesdin (62140) l’Université populaire partagée qu’il a fondée en 2006.

 

Bernard-Marie DUPONT a été un interlocuteur privilégié de Paul RICOEUR, dans les dernières années de sa vie.

 

20h30 2de conférence

« Les soins palliatifs aujourd’hui - La loi LEONETTI-CLAEYS »

 Par le Docteur Jean Marc LAPIANA

Directeur du Centre de soins palliatifs «  La Maison » à Gardanne

 

Le Docteur LAPIANA, confronté dans les années 80 aux victimes du Sida, décide de se consacrer aux soins palliatifs et crée la « Maison » de Gardanne. Début juillet 2016 une nouvelle Maison va être inaugurée.

 

Pour Jean Marc LAPIANA,  la priorité réside dans l’accompagnement et dans les décisions collégiales. Le Docteur LAPIANA vous parlera de son expérience au quotidien et des nouvelles avancées apportées par la loi LEONETTI-CLAEYS.

 

 

Béatrice LEGRIS, Présidente

JEUDI 6 OCTOBRE - Salle des Associations - 18h

JALMALV MARSEILLE et le Dr EON 

  "le bénévole face au cadre légal de la loi Leonetti–Cleys .

Quelles postures face à la souffrance ?»

 

Association loi 1901, elle est rattachée à la fédération JALMALV, reconnue d’utilité publique en 1993. Ses valeurs sont la dignité, le respect de la vie et la solidarité. C’est un mouvement associatif laïque, apolitique et aconfessionnel.

 Ses objectifs

Accompagner les personnes fragilisées par la fin de vie, le grand âge ou la maladie grave, ainsi que leurs proches

Faire évoluer les attitudes et les comportements face à la mort

Participer au mouvement des soins palliatifs

 

Ses actions

JALMALV accompagne par l’écoute ces personnes fragilisées dans différentes institutions : hôpitaux, cliniques, EHPAD etc.

JALMALV accompagne également les personnes en deuil individuellement ou en groupe de soutien.

JALMALV organise des séances d’informations grand public sur le droit des malades en fin de vie.

JALMALV sensibilise et forme annuellement de nouveaux bénévoles.

 

 Ses projets

JALMALV souhaite étendre son action à de nouveaux établissements hospitaliers, maisons de retraite, et développer l’accompagnement à domicile.

 

 

Dr EON

anesthésiste à l’hôpital de la Timone   

 

Née le 30 novembre 1957 à Suresnes, mariée et mère de trois enfants. Praticien Hospitalier en réanimation  (spécialité Anesthésie – Réanimation), depuis 1990, après avoir été interne et assistant chef de clinique, à l’Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille.  Ancien membre des comités d’éthique de la Société de Réanimation de Langue Française et de la Société Française d’Anesthésie – Réanimation qui ont contribué aux débats et questionnements sur la fin de vie, le don et la transplantation d’organes, les enjeux éthiques de la recherche biomédicale… membre de l’équipe pédagogique de l’Espace Ethique Méditerranéen dirigé par les Pr Le Coz et Harlé et le Dr Malzac

 

 

En tant que professionnel de santé et avant tout citoyenne, il me paraît essentiel de contribuer à informer sur l’évolution du cadre législatif encadrant la fin de vie, afin que chacun comprenne sans ambigüité les droits et les devoirs des médecins et des malades et leurs enjeux éthiques.

 

Vendredi 7 octobre à 20h,

nous nous retrouverons pour une nouvelle soirée à thème organisée par l’Estelan à l’occasion de la semaine bleue.

Suite au succès des conférences précédentes portant sur la maladie d’Alzheimer et sur les techniques non médicamenteuses nous poursuivons cette année sur le thème de l’accompagnement de la fin de vie.

 

Les intervenants :

Docteur Di Malta, gériatre et endocrinologue, médecin coordonnateur de l’EHPAD l’Estelan, présentera les différentes possibilités thérapeutiques à disposition au sein de l’établissement. Le but de l’accompagnement est de diminuer les complications physiques et morales en conservant une qualité de vie. Il s’agit de prévenir ou de réduire les symptômes désagréables et douloureux.

 

Guillaume Dahan, infirmier coordonnateur de l’EHPAD l’Estelan, présentera l’accompagnement non médicamenteux de la fin de vie au sein de l’EHPAD en associant la musicothérapie, la luminothérapie, et l’aromathérapie.

 

Elodie Barbero, psychologue clinicienne, formatrice en gériatrie, psychologue en EHPAD et en cabinet, présentera les différentes problématiques rencontrées, lors de la fin de vie et comment y faire face. « Dans l’accompagnement de la fin de vie il n’y a pas que la gestion de la douleur physique et émotionnelle du patient mais aussi celle de la famille et des soignants accompagnants ».

 

L’ESTELAN vous convie en fin de débat à un apéritif dinatoire

Les participants doivent s’inscire par téléphone au 04 42 50 30 20 avant le mercredi 5 octobre.